« Prologue »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM

« ♣ Prologue  »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM
« J'ai déposé les armes à l'entrée de ton coeur. »
                               - Parce que pour toi, j'aurai décroché la Lune.

                Les tambourinements de mon c½ur au fond de ma poitrine, m'interdisait de reprendre mon souffle, correctement. Le sang frappait mes tympans d'une telle férocité, que je me demandais encore, si ce n'était pas l'écho de la balle qui venait de transpercer mon c½ur. J'avais beau me vider de tout mon sang, tout ce dont j'arrivais à me rappeler, c'était le goût amère de ses paroles, ou même la haine qu'elle dégageait envers moi, ma meilleure amie. Mais j'étais heureuse, heureuse d'aboutir à ma fin, de fermer l'histoire de ma vie sur un chapitre inachevé. Je mourrais, liberté.

*

                « Cameron ! Arrête ! S'il te plait, arrête ! » m'écriais-je, prise d'un fou rire incontrôlable.

                J'étais trempée jusqu'aux os, les cheveux en bataille, le maquillage dégoulinant sur mon visage, plier en quatre en plein milieu du jardin de mon meilleur ami. Pourtant je m'amusais, je riais, comme je n'avais jamais rie de ma vie. Il avait beau m'asperger d'eau glaciale, ce qui me ferait sans doute attraper une pneumonie, mais j'étais heureuse. Parce que c'était lui, et parce que c'était moi. Il était avec ma meilleure amie. Cet idée m'arrêta alors dans mon élan, je n'allais pas tarder à éclater en sanglot. J'étais lâche, lâche et faible. Parce que je ne pouvais pas, je ne pouvais pas lui dire que je l'aimais. Parce qu'elle n'arriverait pas à me comprendre, et parce que je risquerais de la perdre, et il en était hors de question. Cameron s'arrêta alors à son tours, posa son regard sur moi, je restais de marbre, la douleur avait envahit mon corps, je souffrais.

                « Haylee ? T'est sur que ça va ? »

                Je tournais la tête, de peur qu'il voit apparaître les larmes qui n'allaient pas tarder à glisser le long de mes joues. Je n'arrivais même plus à la regarder en face, c'était trop dur, pourtant, j'aurais voulu avoir l'occasion de lui crier à quel point je l'aimais, parce que oui je l'aimais, plus que ma propre vie. Le tuyau d'arrosage glissa de ses mains, s'écrasant sur le sol, je n'entendis même pas le bruit de ses pas, se rapprocher de moi. Ses bras m'entourèrent alors, et j'explosais, entièrement, le feu me montait aux joues.

                « Je dois te dire quelque chose. »
                « Je ... »
                « Haylee... Je.. Je t'ai... »
                « Ne dis pas ça, arrête toi. Elle t'aime, Cameron. »


                Oui, elle l'aimait. Et sa présence lui apportait beaucoup plus de bonheur, que la mienne. Parce que je n'étais qu'Haylee, alors qu'elle était Caitlyn. Elle était tout le contraire de moi, belle et intelligente. Me comparer à elle, me déchirait les entrailles. Mais je ne pouvais même pas m'en empêcher, mes mains glissèrent derrière son dos, m'accrochant à son t-shirt tremper, je ne pouvais pas retenir mes larmes plus longtemps.

                « Je t'aime Haylee », laissa-t-il échapper dans un murmure.

# Enviado el sábado 12 de septiembre de 2009 14:08

Modificado el sábado 19 de diciembre de 2009 05:17

I./ Je t'aime, tu sais.

« Mais pas comme tu le voudrais. »

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# Enviado el domingo 11 de octubre de 2009 04:32

Modificado el sábado 19 de diciembre de 2009 05:19

« Chapitre ´ o1 - Saison ` 1 »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM

« ♣ Chapitre ´ o1 - Saison ` 1  »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM
« Je sais bien que dans le fond, si je me laissais un peu aller, ça finirait par me passionner, mais je ne veux rien qui me passionne, rien. »

                La soirée qui débutait, aussi douce et fraîche, qu'elle puisse paraître, ne présageait rien de bon. Je le savais, ou du moins je le sentais, rien ne se passerait comme je le souhaitais, parce que de tout manière, rien ne se passait jamais comme je le prévoyais. Si la musique qui retentissait dans la demeure, déchirait presque mes tympans, je n'avais aucunes envie de m'amuser, ou encore danser. Assise entre deux couples, qui ne cessait de se bécoter, je ne me sentais pas à ma place. Je me retrouvais ici, à cause de ma meilleure amie, qui elle, semblait s'éclater. La jeunesse dorée n'avait jamais été ma tasse de thé. Ses gens étaient égoïstes et assoiffés de pouvoir, il n'était pas capable de voir plus loin que le bout de leur nez. Mais je devais l'avouer, si j'étais ici, ça n'était pas juste, pour Caitlyn. Je redoutais le moment où ses yeux bleus azurs se poseraient sur moi. J'en frémissais d'avance, même si j'avais peur et que la boule au fond de mon estomac, ne cessait de grandir. Mais je restais la petite Haylee, seulement elle. Je n'étais pas spéciale, pour personne, je me contentais de ça, parce que j'étais obligé. Je me sentais comme écraser, on ne me voyait pas, personne ne me voyait jamais. J'avais apprit à m'adapter, à rester seule dans mon coin, à encaisser les questions indiscrètes sur mes parents, trop peu présent. Je ne faisais pas partie ces gens qui avait de l'argent. Ma mère était rarement là, pourtant toujours accompagné de sa bouteille de l'alcool et quant à mon père, il fermait sur les yeux, sur tout. Tout ce qui comptait, c'est que nous aillons, quelques choses à nous mettre sous la dent. Je résistais, peut-être que m'en aller, serait une meilleure solution pour moi.
                Je me levais finalement, je voulais de l'air frais, la fumée compressait mes poumons et la vulgarité de ses jeunes gens m'éc½urait au plus haut point. Les Louboutin de Caitlyn à mes pieds, me faisait atrocement mal, faire un pas était un réel calvaire. Mais je devais la prévenir, je m'en allais, je n'étais plus apte à supporter tout ce boucan. Remettant ma veste, je sortis mes cheveux de celle-ci, les faisant tomber en cascade le long de mes fines épaules, je devais rentrer, maintenant.
                Je ne sais plus le nombre de fois où je m'étais fait écraser les pieds ou combien de paires de yeux s'étaient posées sur moi. Caitlyn était au bord de la piscine, riant aux éclats, les pieds dans l'eau, accompagné de Alexandre et de Cameron. Mon c½ur en eut un raté, le feu me monta vite aux joues, il était là. Caitlyn releva la tête vers moi et me fit signe de la rejoindre, chose que je fis vite, gardant tout de même la tête baissé. Cameron et moi n'étions pas amis. Même si nous avions les mêmes amis, la même la table à la cafétéria et les mêmes cours, je ne lui avais jamais adressé la parole, trop timide ou trop coincée, je ne saurais pas me qualifier.

                « T'étais passée où ? » me demanda Caitlyn.
                « Je dansais. » Mentis-je.

                Je ne pouvais pas lui dire que je m'ennuyais, à la fête de l'année, que l'anniversaire de Alexandre -personne que je connaissais que de vue- ne m'éclatait pas, et que tout ce que je voulais, c'était m'en aller. Je me serais prise la honte de ma vie et aurait été la fille rabat joie, faire semblant de m'amuser était devenu une habitude.

                « J'ai reçu un appel de ma mère, je vais devoir y aller. »
                « Quoi déjà ? La fête vient tout juste de commencer ! Il n'est même pas minuit passé ! »
                « Désolée. »
Répondis-je intimidée.
                « Tu vas rentrer comment ? Y a un bout de chemin à faire, tu sais. Tu veux que j'appelle un taxi ? »

                Non, il en était hors de question, j'avais les poches vides. Et le lui dire, serait lui prouver que ma vie était encore plus misérable que ce qu'elle n'étais déjà. J'ordonnais à mon cerveau, de réfléchir, plus vite que ça. Je devais trouver une excuse, à tout prix. Mais quoi ? J'en avais déjà tellement sorti, que maintenant, tout ça me paraissait tellement difficile. Je sais qu'elle finirait par savoir, que je suis encore plus pauvre que ce qu'elle pense, mais je ne voulais pas qu'elle découvre tout de suite. Je voulais être sa meilleure amie, encore un bout de temps.

                « J'ai besoin d'air frais. Je vais rentrer à pied. »
                « Ta bu ? »
                « Non, pourquoi ? »
Répondis-je interloquée.
                « Tu vas pas faire dix kilomètres à pied ? »
                « Si, ça me dérange pas, t'en fais pas pour moi. »


                Je mentais, tout le temps. Mais je voulais me protéger, la plaie sur mon c½ur étais déjà assez ouverte, il en faudrait peu, pour m'achever, complètement. Contre toutes attentes, Cameron sorti de l'eau, passant une main dans ses cheveux dégoulinant. Gênée de fixer son corps de cette manière, je tourna de nouveau la tête, mais je sentais son regard se poser sur moi, interloqué par mon comportement.

                « Je vais la ramener. »
                « Je ... Non. Mer.. Merci. Ça va aller. »
                « Arrête de faire ta timide. »
M'ordonna -presque- Caitlyn.
                « Écoute, je vais aller me rhabiller, attend moi là. » Me lança Cameron.

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# Enviado el sábado 12 de septiembre de 2009 15:09

Modificado el miércoles 16 de diciembre de 2009 06:36

« Chapitre ´ o2 - Saison ` 1 »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM

« ♣ Chapitre ´ o2 - Saison ` 1  »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM
« So , tell me when you hear my heart stops. »

                « T'es pas obligé de faire ça. »

                Gênée par cette situation, je ne savais même plus où me mettre. Il refusait de me laisser partir toute seule, mais j'étais une grande fille, je savais ce que je faisais. Mais tout ça lui paraissait impossible. Il m'ouvrit alors la portière de sa voiture flambant neuve. Je n'aurais pas su dire de quel modèle il s'agissait, j'étais complètement recalée à niveau là. Je m'autorisais finalement à monté, attachant ma ceinture, je me mis tout de suite à trifouiller mes doigts. Il ne fallait pas que je me fasse remarquer, je devais être heureuse, maintenant, il savait que j'existais, au moins.
                Il démarra la voiture, et nous nous dirigions vite vers chez moi. Mais comment allais-je lui expliquer le fait que j'habitais dans un taudis ? J'avais peur et honte de moi-même. Mais il ne m'avait même pas encore demandé où j'habitais qu'il prenait déjà le bon chemin. Qu'est ce que je devais dire ? Est ce que je pouvais le regarder ? Je me sentais toute petite, fasse à lui, je n'étais finalement rien. Timidement, je tournais finalement la tête vers lui, posant mon regard noisette sur ses mains, puis remontant jusqu'à sa tête, je le vis tourner la tête face à moi et je sentis le feu me monter aux joues.

                « Qu'est ce qui y a ? » Me demanda-t-il, affichant un sourire qui me fit -presque- fondre.
                « Hum. Rien, rien du tout. »
                « Dis moi. »
                « Pourquoi tu t'intéresses à moi tout d'un coup ? » lui répondis-je la voix tremblante.
                « Je me suis toujours intéressé à toi, c'est juste que toi, tu ne le remarquais pas. »
                « Dis pas de conneries. » Répondis-je sèchement, emportée dans mon élan.

                J'aurais pu dire un tas d'autres choses, mais tout ce qui était sorti de ma bouche, n'était que la stricte vérité. Il ne me connaissait pas, je ne l'intéressait pas. Alors pourquoi me mentir ? Je connaissais la strict vérité, je n'avais rien d'intéressant. Ma vie était loin d'être un fleuve tranquille, submergé par mes tourments, je devais constamment mentir pour avoir une vie plus ou moins correct. Comment aurais-je pu expliquer à quelqu'un de son niveau social, que mes parents n'avaient même pas de quoi me payer des études ? Que j'étais arrivée là, grâce à mes efforts surhumains ? Comment aurais-je pu expliquer que, si je faisais un pas de travers, je finissais à la porte ? Je n'avais finalement pas le droit de me plaindre. De toute manière je détestais ça, m'apitoyer sur mon sort, mais je ne pouvais pas m'en réjouir.

                « Je dois te demander quelques choses. »

                J'aurais du m'en douter. Ce n'était pas par pur hasard que je me retrouvais ici et ce n'était pas du tout par pur gentillesse qu'il voulait me raccompagner jusque chez moi. Quelle idiote.

                « Hum ? »
                « Caitlyn, elle est célibataire ? »

                Mon c½ur venait de s'arrêter de battre au fond de moi. J'arrivais pas à y croire. Idiote. Idiote. Idiote. J'espérais réellement quelque chose ? J'étais constamment derrière elle, c'était elle, qu'on remarquait, toujours. Je baissais la tête, les larmes n'allaient pas tarder à défiler le long de mes joues.

                « Arrête toi ici s'il te plait. »
                « J'ai dit quelques choses qu'il fallait pas ? »
                « Si tu veux me raccompagner chez moi, que par intérêt, dépose-moi ici ! »
                « Je vais pas te déposer en plein milieu de la route ?! »
                « Biensûr que si ! »
                « Haylee ! »
                « STOP j'ai dit ! » Hurlais-je.

                Il se rangea sur le côté, profitant de cet instant de silence, je retirais ma ceinture, balançais vulgairement mon sac sur mon épaule, silencieuse, sorti de la voiture et claquait la porte d'une férocité insensé. Je me mis à faire le chemin, seule, comme toujours. Je le savais, alors pourquoi je m'obstinais à avoir des espoirs ? J'espérais, alors que ça ne me mènerait nulle part, étais-je réellement invisible aux yeux de tous ? Perdu dans mes pensées, je traversais la rue, sans me rendre compte du nombre de voiture qui était sur cette route. Je m'en fichais, j'étais déjà morte, c'était juste l'aboutissement de la fin. Mais cette lumière, m'aveugla presque, relevant la tête, voyant la mort m'ouvrir les bras, je restais figée. Qu'allait-il réellement advenir de moi ?


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# Enviado el martes 15 de septiembre de 2009 12:58

Modificado el sábado 19 de diciembre de 2009 05:21

« Chapitre ´ o3 - Saison ` 1 »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM

« ♣ Chapitre ´ o3 - Saison ` 1  »             GIVEN - PROMISES ` SKYROCK ´ COM
« Mais à bout de souffle, mes faiblesses ont repris le dessus. »

                Couché sur le sol, le c½ur battant la chamade, j'entendis le klaxon de la voiture qui avait faillit me tuer, me heurter les oreilles, comme une vérité en plein visage. L'air ne pénétrait même plus mes poumons, je suffoquais. Mais les bras qui entouraient mon corps frêle se voulaient rassurante, comme pour atténuée ma douleur. Paniquée, les larmes ne tardèrent pas à défiler le long de mes joues rougies par tant d'émotions en même temps. Mon c½ur meurtrit cognait tellement fort contre les parois de ma poitrine, que j'entendais ses battements irréguliers au fond de mes oreilles.

                « Putain mais qu'est ce qui ta pris ?! » s'écria-t-il.

                Mes larmes me brûlaient les joues, mon c½ur déversait toute sa ranc½ur et pendant quelques secondes, je regrettais de ne pas être mortes sur le coup. Ma misérable vie avait un goût amère, je pourrissais de l'intérieur. Pourquoi pleurer ? Pourquoi maintenant ? J'avais mal, me dire qu'il la voulait elle et pas moi, me faisait mal, comme pour m'enfoncer dans mon trou, je manquerais bientôt d'air. Au fond, je ne savais pas qui j'étais, ni ce que je représentais aux yeux de tous. J'étais invisible, l'ombre de Caitlyn. Dire que je n'avais plus aucunes raisons de me battre, ou même de me dire, qu'un jour il me remarquerait. J'avais besoin de ça, qu'il me prenne dans ses bras, qu'il prenne soin de moi, qu'il m'arrache des griffes de la souffrance. Qu'est ce que je devais lui répondre ? Ou devais-je réellement lui répondre ? Tout ça ne servait à rien, ma douleur ne s'apaiserait jamais. Sa main se posa délicatement sur ma chevelure brune, comme pour me rassurer, mes sanglots s'arrêtèrent petit à petit, tout ça me paraissait loin, comme lui, parce qu'il l'était.

                « C'est fini. »
                « Je suis désolée. »

                C'était la première fois que je lui adressais la parole, c'était la première fois que j'avais un contact avec lui, mais tout se passait si mal, que je perdais courage. J'étais perdue dans mon trou noir, plus aucunes issues, même pas lui, je n'étais pas, à ses yeux, ce qu'il attendait de la fille à qui il aurait pu offrir son c½ur. Je ne pourrais même plus m'imaginer un jour, lui avouer mes sentiments, lui dire que je l'aimais, que je pourrais décrocher la lune pour lui. Haylee, n'allait pas avec Cameron, nous venions d'un monde tellement diffèrent que rien ne nous attachait l'un à l'autre. Complètement déconnecté du monde, la mélodie de mon portable me fit revenir à la réalité, je me détachais brusquement de lui et sorti mon portable de mon sac, ma mère.

                « Espèce de garce ! Je peux savoir où tu es passée ? »

                Cameron me regarda perplexe, ne s'attendant surement pas à ce que ma mère me parle de cette manière, n'étais-je pas sa fille ? L'unique. Je me mordis la lèvre, empêchant les larmes de couler le long de mes joues, entendant les milliers d'insultes qu'elle me balançait en quelques secondes. Je ne pouvais rien dire, parce que j'en avais pas le droit. Elle criait, tellement fort, que le monde entier aurait pu entendre ce qu'elle avait à me dire. Aucunes mères ne méritait une fille comme moi, j'étais indigne et égoïste, je pensais vraiment qu'à faire la fête.

                « Si tu n'es pas rentrée dans dix minutes, je ne veux plus jamais te voir. »
                « D'accord. J'arrive Maman » murmurais-je.

                Je raccrochais alors et levais les yeux vers le ciel, comme pour empêcher les larmes de nouveau couler sur mes joues. Tout ça devait cesser, je devais me contenter d'obéir. Tout irait bien. Foutaises.

                « Je vais rentrer à pied. » laissais-je échapper.

                Je me relevais alors, essuyais mes larmes d'un geste furtif et lançais un sourire triste à Cameron, qui ne semblait toujours pas avoir digéré ce qui venait de se passer. Avait-il besoin de plus de détails ? Ma vie était un enfer. Je balançais mon sac sur mon épaule, enfuyait mes mains au fond de ma veste, et me retournais, m'attaquant aux quelques minutes de marches qu'il me restait à faire.

                « Haylee ... » L'entendis-je murmurer.
                « Oublie. » Lui répondis-je, me retournant une dernière fois.

# Enviado el martes 15 de septiembre de 2009 13:08

Modificado el sábado 19 de diciembre de 2009 05:15